Sa vie expliquée à partir d’une icône contemporaine. 
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Vie de St. Martin-de-Tours  (format Word)

Diaporama de l’icône de St Martin de Tours
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Présentation de l’icône de Saint Martin de Tours

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Le souvenir de Saint Martin est omniprésent en France : prés de 500 bourgs ou villages portent son nom. Pendant des siècles il fut le saint le plus populaire tant il a marqué son époque. Il fut le patron de la France avant Jeanne d’Arc et il est curieux de remarquer que la St. Martin qui était fête chômée avant la révolution , est redevenue jour férié grâce à la célébration de l’armistice de 1918 le 11 novembre.

St. Martin est surtout connu par l’épisode du partage de son manteau à un mendiant mais sa véritable stature est celle d’évêque de Tours, d’une simplicité monacale mais évangélisateur infatigable, exorciste renommé, défenseur intransigeant de la divinité du Christ face à l’arianisme et au paganisme. C’est pourquoi l’icône le représente en évêque bénissant, entouré de 8 scènes de sa vie.

Martin est né en 316 en Hongrie au hasard d’une garnison romaine de son père officier de l’empereur. Martinus est dérivé de Mars traduisant les rêves guerriers de son père pour lui. Il est élevé à Pavie en Italie et devient « enfant de troupe » dans la cavalerie impériale, mais ses goûts le rapprochent des chrétiens et il demande à être catéchumène. Son père n’apprécie pas et le fait enrôler dans l’Armée à 15 ans pour au moins 20 ans! En guise d’uniforme il portera la chlamyde, grand manteau blanc des cavaliers dont la moitié appartient à l’Empereur. Sa vie de soldat sera exemplaire de charité, de patience et de modestie.

Les 8 scènes représentées sur l’icône, illustrant sa vie, sont inspirées de vitraux ou d’enluminures et disposées comme deux échelles reliant la terre au ciel. Les 4 premières scènes, du côté gauche, de la main bénissante de l’évêque, sont liées à la consécration de Martin comme soldat du Christ depuis l’officier de l’empereur encore catéchumène, jusqu’à sa consécration comme évêque en passant par la fameuse rencontre du Christ dans le pauvre. Les 4 autres scènes, du coté droite de la crosse de l’évêque, signe de son pouvoir, illustrent les pouvoirs donnés par le Christ sur la nature, les hommes et les esprits .

SCENE 1: Soldat offre la moitié de son manteau

En garnison à Amiens , alors qu’il avait 18 ans, au cours d’un rude hiver, il rencontra à la porte de la cité, un mendiant à moitié nu dont personne n’avait pitié. Sans hésiter il coupe en deux avec son épée son manteau blanc et en couvre le pauvre : c’est tout ce qu’il avait à lui offrir.

SCENE 2 : Vision du Christ

La nuit suivante, le Christ apparût à Martin vêtu de la moitié de son manteau et Jésus dit: « Martin , qui n ‘est encore que catéchumène, m’a couvert de ce manteau ! ».

SCENE 3 : Baptême

Martin décida aussitôt de demander le baptême, mais il attendra patiemment la fin de son engagement pour pouvoir se donner entièrement à Dieu.

L’occasion de demander son congé à l’empereur lui fut donnée le jour où, les légions devant livrer bataille aux barbares près de Worms, l’empereur, la veille, reçut chaque officier pour lui remettre un « donatum », gratification exceptionnelle pour les encourager. Martin refuse le « donatum » et d’aller au combat se considérant désormais comme « soldat du Christ » : il se pose ainsi en premier « objecteur de conscience  » connu. L’empereur l’accuse de lâcheté, mais Martin propose de se porter sans armes devant les légions au-devant des barbares. L’empereur accepte le défi et le met en prison. Le lendemain les barbares refusent la bataille et négocient la paix. Martin peut quitter l’armée la tête haute.

Il se fait disciple de St. Hilaire à Poitiers, grand défenseur de la foi contre l’arianisme. Persécuté comme son maître, il dut se réfugier sur une île en face de Gênes, première tentative d’ermitage insulaire de l’Occident. Revenu à Poitiers auprès de St. Hilaire, il fonde le premier ermitage des Gaules à Ligugé, avec la bénédiction de St Hilaire.

SCENE 4 : Evêque

En 370, l’évêque de Tours meurt et tous, sauf lui-même et quelques évêques candidats, souhaitent que Martin dont la réputation de sainteté était déjà grande, lui succède, bien qu’il ne fût qu’exorciste et même pas prêtre. Les tourangeaux l’attirèrent par ruse à Tours et une lecture prophétique emporta la décision des évêques. D’après la légende, Martin se cacha dans un poulailler, mais les oies le trahirent par leurs cris, c’est pourquoi en Allemagne on mange » l’oie de la St. Martin ». Et ainsi il fut élu et consacré évêque de Tour, par la volonté du peuple et à son corps défendant.

SCENE 5 : Abattage d’un arbre sacré

L’évêque Martin dans ses tournées de christianisation des campagnes entreprend d’abattre un arbre sacré vénéré par les païens. Ceux-ci, furieux, l’obligèrent à se placer à l’endroit où devait tomber l’arbre dans sa chute et défièrent son Seigneur de le protéger. Mais Martin éleva sa main contre l’arbre et celui-ci s’abattit du côté opposé et faillit écraser les bûcherons. Ceux-ci se convertirent tous.

SCENE 6 : Exorciste

Dans l’exercice de son ministère d’exorciste, Martin expulse un démon d’une vache.

SCENE 7: Ouverture du palais

Martin s’étant rendu à la cour impériale, l’empereur Valentin 1er refusa de le recevoir. Le 7è jour, un ange lui ouvrit les portes du palais et Martin se présenta devant l’empereur. Celui-ci ne daigna pas se lever pour l’accueillir, mais voilà que des flammes jaillirent de dessous du trône et obligèrent l’empereur à se lever ! Impressionné, il accorda à Martin tout ce qu’il voulait.

SCENE 8 : Mort

A la fin d’une longue vie au service du Christ, remplie de miracles et de prodiges, Martin mourut le 8 novembre de l’an 397, dans la paroisse de Candes où il s’était rendu pour rétablir la paix entre les clercs. Son corps fut ramené à Tours par bateau, alors que les anges accueillaient son âme au ciel.

La représentation de St. Martin en évêque s’inspire d’un bas-relief de la basilique de St.Martin de Tours où se trouve son tombeau. Il porte la mitre en forme de cornes (vu de coté) ou de tête de poisson (symbole des premiers chrétiens ) à la bouche ouverte, comme pour capter la grâce divine ! Son manteau rouge-orangé (couleur du St. Esprit) est orné d’une étoffe de laine blanche (pallium), pouvant représenter la brebis perdue sur les épaules du Christ. Elle est brodée de 5 croix (chiffre de l’Esprit Saint) qui s’ajoutant aux 5 croix brodées dans le dos donnent 10, chiffre divin. Sa chasuble blanche ocrée, brodée de croix dont les éléments rappellent le Christ entouré des 4 évangélistes, symbolise la parole de Dieu que Martin a porté dans tout l’Occident.

Cette icône a été bénie le 11 novembre 1995 en la chapelle St. Martin de Fontaines-les-Dijon lors de la celébration eucharistique en l’honneur de St. Martin.

Notre monde d’aujourd’hui, l’Europe et la France en particulier, ont grand besoin de l’intercession de ce saint et de son exemple, de son charisme pour les pauvres et les exclus, de son humilité, de sa force d’évangélisation d’un monde paganisé, de son ardeur à en exorciser les démons et à y défendre l’intégrité de la foi au Christ-Dieu.

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